TEMOIGNAGES

Cette rubrique est dédiée aux stagiaires et personnes qui ont vécu un coaching personnalisé avec Dominique LOQUIN. L’intérêt de votre témoignage est multiple :
– Déjà, comment avez-vous vécu cette expérience ?
– Au départ, quelles étaient vos appréhensions, vos doutes ?
– Finalement, vous avez peut-être été surpris ? Racontez-vous !




Retour de Mélanie – de Belgique

Sur un plan perso et humain, voici ce que j’en retire au jour d’aujourd’hui : Que je suis une belle personne à l’intérieur et au dehors –surtout qu’un homme (très important pour moi qui ai du mal dans ma relation au père, à l’homme et à ma féminité) intelligent et d’”autorité” (en tant que professionnel) me le verbalise, Ta fermeté et ton autorité dans le rôle du metteur en scène me met dans un réel travail, nue, face à moi-même. C’est très dur, hyper confrontant et, en même temps, c’est obligatoire pour un basculement réel. Le cadre de Tourinnes était beaucoup plus propice à ce type de travail, parce que l’espace était plus insolite, les volumes plus grands et plus imposants, et donc plus proches de l’atmosphère théâtrale qu’à Gaillemarde, même s’il était moins lumineux, moins douillet, moins moelleux. Le cadre “magique” et grandiose et atemporel de l’espace est donc essentiel pour ce travail. Gaillemarde, par contre, se prêtait bien pour le voyage sophronique, les massages, etc. parce que plus douillet, cosy et protecteur pour relâcher dans la confiance et la douceur. Il y faisait chaud, et j’appréciais, bien évidemment. Toutes les discussions, échanges, relations de toutes tes expériences de vie, tes cornes d’abondance, voyages, “exploits”, surtout “hors” moments de stage à proprement parler (au magasin, lors du souper du soir, etc.) permettent un lien direct avec la réalité, voire même de “laisser tomber les masques” que je peux me mettre en travail, voulant faire la “bonne élève” et donc de se dire des choses plus essentielles. Cela me permet aussi de me rendre compte que tu es centré quel que soit le lieu et le moment et que ta détente ne dépend pas des circonstances - somme toute neutres- mais d’un état intérieur. Tu valides donc ton travail sans le mot, juste par ta présence. Le voyage sophronique est très très intéressant, ca m’a beaucoup interpellée tout ce que tu as pu en dire.

Je suis “déçue” de ne pas avoir vu les auras (tu t’en rappelles? C’est à ce propos que nous avions convenu de travailler ensemble -rire-), mais au moins maintenant je sais pourquoi et c’est bien plus essentiel. C’était le prétexte dont j’avais besoin pour accéder au masque et à toutes ces prises de conscience de blocages pharaoniques. Le fait que tu te sois déplacé seul pour moi m’a interpelée et m’interpelle encore. Rend ce travail et sa répercussion uniques. “Constate. Accepte. Respire.” Tu l’as répété suffisamment pour que ce soit ancré et je travaille à la neutralité et la respiration le plus constamment possible. Cela m’a été particulièrement utile dans tous les événements qui ont suivi le stage. Tu es si sûr de ton outil que ça donne juste confiance totale.

Tu assortis tous tes discours de beaucoup d’exemples concrets et c’est donc plus percutant. Le travail avec les balles, si simple, est très puissant. Mon corps le réclame tous les jours. Que de couches d’oignon à peler!!!! (pfff) Les massages aussi ont été riches. Je ne savais pas que j’étais bloquée à ce point. Un travail avec un acupuncteur a pris le relais, il me renvoie des infos similaires aux tiennes. Le travail seule a permis de toucher à des choses impossibles à faire en groupe, c’est donc très positif. Et complémentaire à la richesse du travail à plusieurs, où interaction et modèle des autres constitue un sacré levier d’avancée. Je ne me suis pas encore “effondrée”, contrairement à ce à quoi tu m’avais mise en garde avant d’entreprendre le travail. Je me suis par contre, je pense, prise la poutre dont tu m’avais parlée (j’espère qu’il n’y en aura pas d’autre, pire, qui m’attend, vraiment) avec mon nouveau compagnon. Feu ma relation avec lui était nécessaire et la suite logique de ton travail; elle m’a fait –et me fait encore- énormément travailler. Je suis un peu moins dans le rejet du matériel, de la fête, des “injustices”.

Je me rends compte –et c’est une des choses essentielles- que la vraie liberté est intérieure, et nulle part ailleurs, quand le mental n’y est plus. J’apprécie beaucoup le suivi par mail, je ne me sens pas “abandonnée” après le stage, c’est une sorte de suivi du travail, qui assure un ancrage dans la réalité et qui valide la qualité de ce que tu proposes, le sérieux. J’ai pris conscience aussi que je donnais à l’autre tout le pouvoir et la responsabilité. Tu me l’as assez répété, et quand cette vieille habitude se met encore en place, j’en prends conscience et petit-à-petit je me rends compte que pour ne plus me laisser écraser, je peux plus prendre ma responsabilité, m’appuyer sur ma valeur intérieure. “Tu ne veux pas voir”. “Tu ne veux pas entendre”. Ces deux phrases me travaillent, mais ce n’est pas encore résolu. Ceci est confirmé par mon acupuncteur : en 25 ans, il n’a rencontré que 3 personnes caparaçonnées comme moi. Sur le plan professionnel, voici les répercussions :
Je n’ai toujours pas trouvé ma “voie” (mon métier ne m’a jamais vraiment accroché, car trop dans l’intellect, le scolaire, le mental, le statique). Toutefois, dans mes consultations, je relâche toute pression et ôte la technique. Je suis pratiquement dans du relationnel pur avec certains enfants (cfr ton expérience avec les autistes de regards dans les yeux) et je ris en regardant mes collègues s’éparpiller avec 1000 techniques superficielles. Chaque fois que je doute de mon approche différente, je repense à toi et ça me confirme. Concernant la voix et le bégaiement, je travaille avec la balle de tennis. Le “Masque neutre” et le jeu symbolique en rééducation avec les jeunes enfants, ou les Playmobil avec mon fils Moïse : c’est pareil. Alors qu’avant, je restais en retrait et plutôt observatrice de l’enfant, de Moïse, je me fonds aujourd’hui dans le jeu comme si c’était un jeu de rôle, une pièce de théâtre. Et je me marre! Et je me rends compte qu’un jeune enfant à tout à apprendre à un acteur adulte : il est à mille pour cent dans son jeu et est hyper cohérent et créatif. Alors qu’avant j’étais mal à l’aise avec les petits, préférant des rééducations plus intellectuelles avec les grands, c’est aujourd’hui l’inverse. Le travail avec le Masque est vraiment à approfondir pour moi. Je n’ai fait qu’entrevoir le menu, mais n’ai encore goûté à aucun plat. Le fait de n’être personne me met à nu, est déstabilisant. Je prends conscience qu’à part “faire mon show” dans la vie, mon bluff, mon jeu de séduction, mes mensonges et mes contournements, je n’ai pas encore “été”. Et à travers le Masque, et dans le Masque, je me rends compte que la chose la plus simple est impossible à réaliser (à ce jour, n’est-ce pas, parce que j’y compte bien!) Pas de mental. Les faits. Point.

“Masque neutre” : synonyme de “Bas-les-masques”!
Ce qui est génial, c’est que dans la vie, tout le monde cherche à devenir quelqu’un. Et plus on avance, plus on va mal et endossons rôle sur rôle. Ou encore, notre mental cherche une “Vérité” illusoire (comme c’était le cas pour moi). Couches et couches de mensonges, pelures d’oignon de plus en plus épaisses. Et le Masque nous dit, en toute simplicité : faites juste l’inverse! Otez tous vos mensonges, et redevenez l’Essence. Boum. Pas de théorie nécessaire, de psychanalyse, de philosophie, de technique particulière. Simple. Mon corps a encore besoin du Masque, le réclame, n’en a pas eu assez. Et à la fois, le fuit, parce que c’est tellement dur de devoir se démerder toute seule, sans l’aide de personne, sans “masque de séduction”. C’est épuisant… et impossible de s’enfuir. C’est difficile, c’est confrontant. Quelque chose de si … simple! Je me sentais bête, incapable, stupide. Le Masque, c’est comme une formule de math, pure, brute. Et tout comme en maths, chaque événement de la vie est une déclinaison, une application de cette formule algébrique, de cette loi essentielle. Le nez dans le caca, certes, mais avec la possibilité de résoudre. Pas de pensée possible. Tout est neuf et à créer. Les réflexes sont déconditionnés. Pas de chichis, d’apparats : je vois donc mieux. Le Masque, sans décor, sans costume à l’appui, oblige à être doublement présent, cohérent, ancré, pour convaincre, être crédible. Le Masque, dans les règles de manipulations qu’il impose, dans la manière de le tenir, de s’en servir, de le regarder, de le considérer, lui confère un caractère “magique”, le rend vivant : c’est “Le” Maître, ça lui confère force et pouvoir. D’où une forte persuasion pour mon mental, pour la force du travail. Et surtout … il ne porte aucun jugement, même substantiel, contrairement à un professeur ou thérapeute. Je ne peux donc faire aucun transfert sur lui du type “c’est sa faute”, “il est trop sévère”, “il m’a vexé”, “c’est lui le coupable”, “il n’est pas assez bon”, etc. C’est juste moi face à moi-même. Et cela n’arrive jamais dans ma vie.



Retour de Viviane Villalard - Le 12 Mars 2018

Le masque neutre, … c'était il y a plus de vingt ans déjà, mais c'était hier!
Petit retour en arrière … comme annoncé.

C'est, en apparence, un exercice simple de vouloir écrire ce qu'alors l'expérience du masque neutre a éveillé en moi, mais il me parait plus malaisé de transcrire ce qu'elle a «réveillé». Ceci touche aux profondeurs de l'être, or il est ardu d'y voyager soi-même, alors y promener la plume, telle une camera, pour traduire des images, des perceptions, en quelques mots, c'est un peu une gageure.
Je tente quand-même l'exercice, tout imparfait qu'en sera le résultat, sans nul doute. Il me tient à coeur de m'y risquer.

Exercice simple donc, si je me contente de dire que chaque soir, après la journée de stage, rentrant à pieds chez moi, je sentais mon visage tout illuminé et souriant à la vie, mes jambes légères, tellement légères que j'avais l'impression de marcher sur des nuages. C'est à vive allure, sans effort, que je parcourais les petits kilomètres qui séparaient le complexe Michelet de mon domicile. J'y arrivais joyeuse, avec cette impression de m'être délestée, selon le jour, ou d'un bagage léger, ou d’une bonne valise, voire certains soirs d'un fardeau encombrant conservé d'ici ou de là, et dont je m'étais embarrassée inutilement jusqu'alors. J'avais surtout la sensation de redécouvrir la vie alentour, les gens, les choses, les souvenirs, à travers un regard «désembué» si cet adjectif existe. (Et s'il n'existe pas, je l’invente) On peut donc réparer cette sorte de «cataracte», que l'on produit seul, trop tôt, en posant, consciemment ou non, un voile assombri sur son regard porté vers l'extérieur, tout comme à l'intérieur de soi; et je dois dire que chaque journée de cette expérience collective dissipait des brumes (pour un instant? Pour toujours? Je ne me posais pas la question à l'époque ! Je profitais pleinement des bienfaits du moment). C'est une chance improbable qui m'a été offerte de participer à ce stage de masque neutre, y accompagnant des bénéficiaires du RMI, et cela grâce à Anne Marie Delcourt, la responsable départementale chargée du suivi de leur réinsertion à Dinard. Souvenirs!!! J'avais rencontré Anne-Marie à l'occasion de la finalisation des dossiers d'embauche, pour deux de «ses bénéficiaires », comme elle les nommait. Je m'engageais alors, à mon tour, à assurer le suivi de leur insertion en milieu professionnel, les embauchant en contrat emploi solidarité pour le compte de la caisse des écoles, dont j'étais trésorière. La première d'entre elles pour un emploi administratif, l'autre, plus jeune, pour des interventions artistiques (elle était contrebassiste) auprès des enfants des écoles publiques; toutes deux étaient alors en perte de repères et d'autonomie pour des raisons bien différentes ! J'avais souvent l'occasion de devoir faire le point avec Anne-Marie; il n'est pas toujours aisé de remettre une personne dans une démarche professionnelle quand celle-ci a perdu l'habitude des horaires, des contraintes, voire de sortir de chez elle tout simplement, après de longs mois ou années de galère, de chômage et de doutes. Parfois de lourds problèmes parasitent cette remise en route, et la tâche est difficile... Son soutien m'était précieux, son expérience dans le domaine de la réinsertion et surtout sa capacité de dialogue franc me guidaient dans ce défi, défi que je devais absolument relever : mener à bien ces réinsertions ! Il faut dire qu'à l'époque certains censeurs m'attendaient au virage, tant au niveau de la municipalité qu'au sein du monde enseignant... Quoi! J’embauchais ainsi des personnels «paumés», sans formation, à bas coût ! Le nouvel esclavagisme !!! J'en ai entendu, de ces propos imbéciles et sans appel...

Au fil des rencontres, je me suis investie un peu plus dans cet accompagnement, ai fait plus ample connaissance du groupe des RMIstes, puis partagé leurs activités (sport, sorties), les ai accompagnés, certains, dans leur vie familiale, parfois; bref, j'apprenais tous les jours un peu plus pour mieux comprendre et réagir… jusqu'au jour où Anne-Marie m'a parlé des stages de masque neutre et de leur but. Je crois qu'il n'a pas fallu m'en dire beaucoup pour éveiller ma curiosité et provoquer mon désir de «voir ce travail de près» ! Voici donc les circonstances qui m'ont amenée à découvrir le masque neutre: ma curiosité et la complicité d'Anne-Marie. En effet, je n'aurais pas dû, officiellement sans doute, être bénéficiaire d'un tel stage. Je ne pensais pas vivre des moments aussi intenses et salutaires.

Moi qui, orgueil déplacé vraisemblablement, croyais ne partager l'aventure que pour constater les bienfaits de ce stage sur «les autres», ceux qui étaient en déroute déclarée, j'ai dû me rendre à cette évidence: j'en tirais autant de bienfait qu'eux, ma route n'ayant pas toujours été aussi positive et claire qu'il n'y paraissait ! En chacun des êtres qui composait le groupe des participants, je lisais une ligne de ma propre vie : là une souffrance, là un échec, un deuil, ici une ambition, une bagarre, une colère, une victoire, un souvenir heureux ou malheureux. Ce stage s'était annoncé comme devant être un beau moment de découverte humaine, et étant très loin de considérer qu'il s'adressait à moi, je l'avais abordé un peu comme une passagère clandestine dans un milieu peu habituel, et auprès d'êtres très hors normes pour moi (tel le petit Claude, par exemple, que j'ai eu l'occasion de revoir par la suite : le petit Claude et son histoire d'ex taulard ! Tout un programme !). Une observatrice, donc.
Et pourtant....

Je réalisai assez rapidement que le deuil qui venait de m'abrutir des mois plus tôt, et que je croyais derrière moi, distillait encore son venin, tout doucement, imperceptiblement... C'est à la fin d'une séance de travail et de «découverte du corps», lors de la phase de relaxation, étendue sur le sol, que je sentis des larmes couler sur mon visage. Elles s'épandaient en silence, discrètement, confortablement, reposantes, au son d'une musique flottante. Je perçus alors que je les avais contrôlées, ces larmes, retenues, souffertes, celles-ci et bien d'autres auparavant; je les avais remplacées parfois par des colères rentrées, ou des défis insensés, pour résister à la douleur violente et récurrente, celle de la perte puis de l'absence des êtres qui sont chers, même quand on sait que leur vie continue et qu'ils sont encore présents sous d'autres formes. Dernier épisode en date, donc, mon frère était mort sur le bord d'une nationale, un soir de Juin, victime d'une crise cardiaque à la tombée de la nuit, et cela malgré les efforts de sa jeune filleule, sa passagère, pour obtenir l'aide des usagers de la route qui passaient leur chemin... Il était trop tard quand un chauffeur routier s’arrêta, et beaucoup trop tôt pour que mon «grand frère» quitte ce monde, comme ça, sans confier le moindre mot : un envol trop brutal… C'est ma route, les deuils répétitifs de proches, dans ma vie : j'en ai vécus de toutes sortes et nombreux, et dès le plus jeune âge, je m'y étais habituée, résignée: je savais gérer, comme on dit ! Mais le voir, lui, disparaître à 48 ans de cette façon, ce fut révoltant, et une fois de trop...

Cependant, comme pour relativiser et accepter, je m'étais dit que c'était un peu mieux que mon père qui n'avait que 44 ans, que mes beaux frères qui n'avaient que 42 et 45 ans , que… la liste est lourde ! Clandestinement, dans le calme d'une salle au repos,... des larmes douces, libérées, venaient apaiser une crise ! J'avais en effet géré ce deuil-là différemment, et pour une fois j'étais partie hurler ma colère ailleurs: j'avais fui mon foyer, mes obligations, mes devoirs ! Pour quelques jours, j'étais partie m’enivrer au loin, retrouvant un compagnon de misère; j'avais rompu les amarres, renversé la table, j'étais allée dire mon refus d'obtempérer à la loi de la faucheuse, sans maudire (et sans mot dire)… Après cette escapade un peu inconvenante, j'avais cru que c'en était fini! Que les comptes étaient réglés, encore une fois! J'avais joué les gros bras en narguant les codes de bienséances, comme pour montrer que j'étais encore bien en vie, moi, ... Je m'étais, croyais-je, réarmée, rassérénée. La cuirasse tenait toujours! En étais-je si fière, de cet «exploit»? Et voilà que je goûtais, dans le sel de ces larmes, avec un certain délice, ma faiblesse, ma médiocrité, la pauvreté de ma réaction passée ! Soulagement... Alors, je suis entrée totalement dans le jeu du masque. De témoin supposé, je suis devenue actrice; Je me suis laissée emporter et j'ai décortiqué mon personnage. Derrière ce masque blanc, j'ai rejoué ma «comédie»...

Le masque que je portais, blanc, neutre, c'était celui que les autres voyaient. Le visage qui s'abritait derrière, que je voyais, moi, de l'intérieur, était marqué de toutes les traces de la vie, il était loin d'être neutre ! Je réalisais que je m'étais essayée à cet art de la comédie déjà, … rendre neutre, invisible, impassible mon vrai visage, pour cacher mes émotions, mes ressentis. Je savais que la vie nous expose et qu'il m'avait bien fallu parfois utiliser des stratagèmes. Je savais que mon visage n'avait pas toujours été le reflet de mes pensées. Je redécouvrais peu à peu ce théâtre intime… Là, donc, un masque blanc, neutre, couvrant le visage et…
J'ai le souvenir encore prégnant de cette étrange impression de n'être plus que deux yeux, dans un corps observé, scruté, deux yeux n'étant plus qu'un instrument de communication; deux yeux qui observent et qui cherchent un regard, un appui, une branche où s'accrocher pour voir si le vent va porter une nouvelle danse, deux yeux qui parlent … Tout me semblait si intemporel, si énigmatique, si aérien... Je me sentais dans un autre monde. Alors, j'ai parfois perdu pied, tant cet étrange ballet de regards était intense et profond. On aurait dit un dialogue entre des âmes, des êtres désincarnés, plus de costumes et de stratagèmes, la nudité des âmes. C'est tellement rassurant, dans la vie, de se parer d'un costume, d'habiller ses mystères, de cacher ses doutes sous un déguisement. J'ai perdu pied précisément quand j'ai réalisé de façon intense que, comme le dit le proverbe l'habit ne faisant pas le moine, j'avais souvent et très tôt voulu cacher le moinillon que j'étais sous une épaisse toile rude et intraversable: ma carapace, mon gilet pare-balles à moi, c'était ce qui me tenait debout depuis longtemps ! Mon père m'a cruellement manqué toute ma vie, et me manquera toujours je crois, mais à qui l'ai-je dit ? Et pourquoi un tel manque? Je l'ai vu partir, malade, affaibli, décharné, lentement en silence... Certains silences nous noient, j'avais douze ans. Ensuite, on prend une bonne inspiration, une bouée si c'est nécessaire, et on flotte à la surface, puis on apprend à nager, puis on s'habitue à nager, puis on pense que tout va bien… Et à chaque danger, chaque début de tempête, on sent la mer monter, le courant nous emporter, et alors de toutes ses forces on prend l'habit de «l'indestructible», de «l'insubmersible» et on sort de la vague en vainqueur, en apparence. Derrière le masque, il y a le vrai visage, le vrai personnage, dans toute la faiblesse qu'il ne veut pas admettre dehors. L'y reconnaître serait trop risqué ! Derrière le masque, on est vraiment là, et on sait, on admet ! Pendant ces journées de travail, parce que c'était un vrai travail intérieur, j'ai parfois chancelé, oui, mais cet effet de chancellement avait ceci de merveilleux qu'il était aussitôt compensé par une forme d'assurance incroyable, comme si le fait d'être seul avec soi, derrière le masque, pouvait aussi donner toutes les audaces, donner des ailes. Une forme de délivrance. Une forme de réappropriation. Une forme, enfin, de réconciliation avec des faits, l'histoire de sa vie, un retour sur images à vitesse accélérée... les voyages étaient profonds. Et j'ai un souvenir bien particulier...

Je me souviens de tous ces regards qui semblaient m'attendre avec bienveillance lors d'un choeur... ce jour là, le voyage fut sans doute très long. J'y réalisai que j'avais totalement évacué de ma vie d’étranges expériences faites dans l'enfance ! Elles sont venues, ces expériences, comme une bouffée, s'inviter derrière le masque, car là, sans doute, personne ne pouvait me croire folle ou menteuse. Je me suis revue sortant de mon corps la nuit et ai retrouvé cette sensation fort désagréable d'emprisonnement, au retour dans la carcasse ; j'ai de nouveau ressenti cette étrange sensation de malaise quand je pouvais prédire ce que les personnes autour de moi allaient dire avant qu'elles n'ouvrent la bouche, et aussi cette impression étonnante d'être liée d'une manière incompréhensible à l'Inde; je vivais un retour à la surface de mon enfance et de mes visions prémonitoires, de mes pertes de connaissance pendant lesquelles j'avais l'impression d'être repartie dans une autre vie avec des détails très précis,(comme celui qui est encore présent à ma mémoire de cette merveilleuse voiture américaine rose, magnifique, dans laquelle je me retrouvais dans une rue très animée, ceci à un âge où je ne connaissais sûrement pas de tels véhicules dans mon environnement ; ou encore ce souvenir là de me voir fuir tenant la main de mes parents, juifs, trahis par leur amis de même confession, et enfin cette cave dans laquelle j'écoutais les bombardements avec plein d'autres personnes... je suis née après la guerre !) tous ces phénomènes qui me faisaient peur enfant, et dont je n'ai jamais parlé non plus. Ils font partie de moi et je les avais (consciemment?) rangés dans un tiroir, enfermé. Il faut dire que ces étrangetés, et la peur de moi-même qui les accompagnait, m'avaient alors fait imaginer que j'étais un peu diabolique, ou folle. J'avais des crises de désarroi terribles. Toutefois ces étranges perceptions m'avaient quand même permis de sauver ma petite soeur, encore au berceau, de l'asphyxie qui l'aurait tuée, alors que ma mère ne réagissait pas à ses pleurs et que je m'étais jetée dans la chambre toute enfumée pour donner l'alerte et faire ouvrir la fenêtre; un lange qui séchait sur le poêle avait pris feu! Folle donc, peut-être, mais une folle utile ! Enfant, j'étais solitaire, très indépendante et souvent en décalage avec les autres enfants. La seule personne fiable, qui semblait pouvoir comprendre tout cela et me protéger, ce serait mon père: je lui expliquerai tout, un jour... hélas, sa protection fut de trop courte durée, et je ne lui ai rien expliqué du tout, pas eu le temps ou l'opportunité. Désormais ces souvenirs réapparus en fulgurance sont là et je les porte en moi, ils sont là, bien présents. Sans doute m'ont-ils expliqué des comportements et fait entrevoir la réalité de mon univers … Mais ils sont restés là, silencieux et bien gardés, je leur ouvre une porte aujourd'hui. La sortie de ce voyage là fut aussi l'occasion de plonger, en premier lieu, dans un regard qui m'apparut alors tel un puits sans fond, infini, mais un regard bienveillant qui me fixait, rassurait, enveloppait, apaisait, après ce curieux voyage. Et pourtant, je le perçus aussi, ce regard, comme empli de mystère et de nuit, tellement sombre qu'il en était presque énigmatique et troublant, car tellement décalé par rapport à l'apparente allégresse et légèreté de celui qui me fixait, oui, une énigme. C'était un regard cependant dans lequel je me sentis comme chez moi, dans un monde qui m'allait bien. Ton regard, cher maître. Qui était alors derrière le masque du maître à cette époque? Où était l'homme, où était l'acteur? Nous jouons tous des rôles sur « la grande scène de la vie...» Ce moment est gravé dans ma mémoire, lui aussi.

Durant le choeur, ensuite, je crois que j'étais très loin... dans un autre univers.
(Je crois que nous avons marché sur des sentiers communs... Il me semble avoir perçu, à la lecture du « Sable de Bankal », un monde aussi étonnant que celui que je porte en moi...) Lorsque nous nous sommes croisés, par la suite, à la fin d’un autre stage où j'allais récupérer des personnes que je véhiculais vers leur domicile, il t'est arrivé de répondre à une des stagiaires qui s'était liée d'amitié avec moi, que oui, j'étais une bonne personne, puis, en aparté, tu m'avais dit qu'il fallait cependant que je fasse attention à ne pas devenir mystique. J'avoue que je n'avais pas bien compris le pourquoi de cette réflexion et que le mystère reste entier pour moi aujourd'hui encore. A moins que ce fameux voyage, qui a marqué mon esprit, m'avait fait tellement «planer» que j'en eus l'air «d'avoir vu la vierge» !!! (Je plaisante)... Ce ne fut pas le cas, je ne vis que moi, ce jour là, et même si je suis du signe de la vierge, je n'en ai pas pour autant considérer que je me devais d'avoir des révélations mystiques. J'avais, au cours de mes journées de stage, cela j'en suis bien imprégnée encore, ressenti avec force la définition claire de ce mot qui devrait être l'essence de toute vie, le mot Amour, et cela grâce à la force de tous ces regards qui me semblèrent porter tout l'univers en eux, toute la Vie ! L'universel Amour donc, ... la sève qui nous fait vivre. Ce lien qui relie toute l’humanité, qui rend à la nature ce qui lui est dû et lui relie les hommes, ce lien qui leur donne leur grandeur. Sans cette sève, tout reste petit. Je me souviens avoir tenté de rendre compte de mes perceptions à Anne Marie avec le langage qui était le sien, fervente croyante … Nous ne partagions pas la dévotion, mais nous avions une approche commune de l'intérêt d'une vie spirituelle. Ce fut un moment très fort pour moi. Depuis, j'ai repris ma route, et des virages difficiles il a fallu en négocier d'autres. Je ne les ai pas abordés de la même manière, c'est certain... Après le masque neutre, on ne vit plus de la même manière.

Puis j'ai écrit, sans doute par besoin de continuer à sortir de la carapace. J'ai poursuivi mes engagements associatifs, accompagné la route de mes enfants pour qu'ils grandissent libres autant que faire se peut, et aujourd'hui l'âge aidant, j'ai la sagesse de me contenter d'essayer de vivre en harmonie avec moi, le mieux possible, en respectant autrui. Je n'ai pas encore trouvé la parfaite paix, dans mon monde, les contingences ! Mais je travaille toujours à sa quête. Je suis, et reste encore, une « passagère » sur cette terre, qui remplit sa mission au jour le jour, tranquillement. Convaincue de l'immensité de nos vies, ailleurs ... Merci donc, si longtemps après, pour cette formidable expérience et pour ces journées qui furent un moment de vie hors norme dont je n'oublierai jamais les enseignements, tant sur le regard que je porte sur moi (très perfectibles encore, le regard et le moi) que sur celui que je porte sur les autres et sur le monde qui nous entoure. J'avais souvent eu l'impression de ne pas être à ma place dans le monde tel qu'il était ? Je m'y suis parfois crue hors norme et sentie mal à l'aise ? J’ai eu la révélation que tel n'était pas le cas... J'ai appris au fil des ans et des cheminements à n'y retenir pour important que la lumière et l'espoir, le stage fut un moment de lumière et d'espoir... Mon espoir : qu'un autre monde apparaisse et tourne plus rond, ... Possible bientôt qui sait ? Parce que la planète est habitée de moult beaux êtres qui lui veulent du bien et qui transforment les choses pas à pas.
Tu en fais partie ... Missionnaire !

Viviane Villalard - Le 12/03/2018



Retour de Marie Laroche – juillet 2018

Séminaire de coaching avec Dominique Loquin Mon expérience, mon vécu ...Ce fut d’abord celui d’un arrêt sur image, puis du cheminement d’une « Pinocchio » en souffrance, dissociée entre une part rigide hyper-contrôlée, assurée, et une autre agitée, déliquescente, apeurée, vers une remise en mouvement, par une sollicitation bienveillante et pourtant insistante, une autorisation à être dans la joie et la bonne humeur et à la partager. J’ai reçu une présence constante, à l’écoute... qui m’était inconnue... à prendre soin de ma part vivante et/ou rétractée, à regarder contrastes, paradoxes... à me montrer où, quand, comment je m’étais « fracturée », à m’inciter à sentir, à retrouver, à oser exprimer mon geste, ma vitalité. La rencontre avec une de mes amies revitalisée, remise « à flot » et « à l’endroit » par ce coaching, alors que si souvent « prise dans sa propre faille » m’a interpellée. J’ai senti l’évidence d’aller vivre « ce je ne sais quoi », d’être observée, coachée par cet inconnu, (hors norme, semblait-il) Avant la semaine, j’ai ressenti à la fois une appréhension d’être passée au « scanner » et de ce fait inhibée à me montrer dans mon désarroi, et l’espoir de trouver une clé à ma serrure bien verrouillée, autour de laquelle j’ai beaucoup tourné jusqu’à m’épuiser. Pendant la semaine, j’ai vécu un grand soulagement, à la fois par l’accueil de Dominique, et surtout d’être veillée, écoutée, comprise, dans mon « je ne sais pas, je ne sens pas » même si j’ai d’abord éprouvé la grande difficulté d’être regardée dans mes défaillances et tétanies. J’ai senti qu’il y avait « quelqu‘un » (enfin), quelqu’un vraiment là, une présence à la fois rigoureuse, humaine et pleine d’humour, qui ne prenait pas le pouvoir et m’incitait à retrouver le mien, en m’accompagnant d’instant en instant avec patience, encouragement, jubilation même et surtout en conscience. Séquences corporelles minutieuses, précises, associées au souffle, prises de conscience subtiles, massages à dénouer les tensions les plus rebelles, voyages sophroniques, séances crescendos du masque neutre, à la fois confrontant à m’exprimer et rassurant en restant « sous-abri » ! A chacune de mes découvertes, j’ai reçu une réelle empathie de Dominique, à sentir avec moi, parfois pour moi, « Ce » qui m’était resté confus, inaccessible de ma façon d’être au monde. Est venue l’évidence d’avoir à me permettre mon temps, la montée lente de mon ressenti sans « faire » pour l’autre, sans obéir, sans contrôler, sans m’empêcher, pour vivre la mienne d’expression. L’écoute, l’autorisation de Dominique m’ont permis d’approcher les miennes. Après le séminaire, ce fut le retour dans le grand stage de la vie ! Grand « sas de rien » d’abord, déstabilisant, puis secousses, béance sur ma planète écartelée de mes parts extrêmes qui se jugent l’une« trop », l’autre « trop peu » ... mais cette fois avec l’évidence, la conscience de pouvoir tenir seule, les extrêmes de mon fil de vie « splendeur et misère » !! J’y suis avec gratitude et étonnement. Orgueil et plainte, la guerre intestine entre mes deux bouts terribles, celle qui me laissait désemparée, est stoppée. J’ai vu ! Chahutée mais sans plus de doute, je passe à l’entente, au « pas de deux » même si encore chaotique, maladroit, à regarder, sentir, détendre mes courbatures créées d’un tel antagonisme de ma façon extrême d’être au monde. Je suis à mon poste de pilotage avec mon « mode d’emploi ». Dominique reste présent dans ses séances audio, par mails ou texto, ce qui m’est une balise rassurante pour stabiliser « la traversée »... suite... à mon rythme d’aller mon bon sens. Voilà, ce stage au soleil, ce fût, c’est...une sorte d’initiation, une opportunité à ma paix, à ma joie. Marie Laroche – juillet 2018



Retour de Dominique

Retours sur le stage « masques neutres et chœurs de masques » avec Dominique Loquin, juillet 2017. "Pour le stage, formidable!! Mes impressions sont tellement fortes, que j'ai du mal à les mettre par écrit. Mais, l'impression générale, C'est que je voudrais que les gens que j'aime aient accès à ces stages. Cà fait tellement de bien, à l'instar des exercices physiques du matin qui font mal au corps "bobo" les balles de tennis et l'infernal tube, mais après, terminées les petites douleurs à droite à gauche (pour moi c'est plutôt à gauche)  Le masque en improvisation et le chœur du masque font mal à l'âme, mais après une grande joie nous submerge ainsi que tant d'amour que c'en est un choc ! Difficile de traduire ces sensations, juste,  j'ai envie de trouver les mots pour convaincre d'au moins essayer pour voir." En relisant ces lignes, je m'aperçois que je généralise un peu trop, peut être que les autres membres du groupe n'ont pas tout à fait les mêmes sensations, A eux de le dire, mais je pense ne pas me tromper en disant que chacun repart avec quelque choses de plus(en mieux) dans leur besace. Bon, voilà que je continue à parler pour les autres, en même temps le groupe est très porteur, et l'on s'entraide énormément. Donc, personnellement moi même, ayant déjà participé à plusieurs stages (eh oui, j'y prends goût) j'ai constaté le même bien être à chaque fois suivi d'une période de "digestion" également bénéfique, quelques rechutes, suivies de progrès, et bien que le doute s'installe par moment, que j'ai l'impression de stagner, voir de faire un pas en avant deux en arrière, je peux constater une constante progression à chaque nouveau stage. Et un bien être de plus en plus intérieur et de plus en plus indestructible, Déjà, et surtout, j'ai appris à m'aimer et à m'accepter  telle que je suis, du coup, aimer et accepter les autres tels qu'ils sont. Quel confort!! Ne plus culpabiliser, ne plus se poser de question,( j'étais un point d'interrogation ambulant) trop bien! Bon, pour conclure, j'espère avoir l'occasion de refaire des stages avec Dominique et aussi de retrouver les "belles " personnes rencontrées dans ces stages. Dominique INTERING



Retour d'Irène C.

"J'ai le souvenir d'avoir voulu unifier mon corps et mes idées. C'est ce qui me décidait à essayer -Corps et Conscience- : mon premier stage avec Dominique. Je n'avais aucune idée de ce dont il s'agissait, juste le titre résonnait pour moi. J'étais dans un esprit d'apprendre, de découverte. Cinq jours plus tard, je repartais gonflée d'amour et d'exercices que je continuais à la maison. J'ai perdu rapidement des kilos et retrouvé une harmonie dans mon hygiène alimentaire. J'ai ensuite voulu continuer à progresser dans l'évolution de conscience. Il me parut évident de faire un deuxième stage. Dominique me proposa un coaching : ce fut l'occasion d'être à l'écoute très précise de mon fonctionnement. J'ai accueillis les événements passés (images, phrases, concepts) qui furent libérés pendant le travail. Ils devinrent "marches" de mon évolution. Quelques mois après, impatiente, j'en voulu encore. Appréciant la sensation d'augmentation vibratoire, j'ai découvert lors d'un deuxième stage, que le masque neutre me permettait ça. C'est pour moi une joie profonde d'expérimenter la conscience à travers les outils de Dominique. Le troisième stage me révèle  la force du groupe à travers lequel il nous est donné l'écoute et la présence à l'instant."



Retour de Natascha

Après avoir visionné une vidéo de Dominique qui m'a beaucoup parlée, j'ai fait un premier stage de masque neutre, pratiquement dans la foulée. A l'époque j'étais plongée dans un conflit familial et n'arrivais pas à avoir de recul par rapport à la situation. J'ai été bluffée de voir comment par le biais des masques et leurs règles simples, par la communication silencieuse et l'interaction avec le groupe, on identifie exactement comment on fonctionne dans la vie. Cette première fois a été révélatrice de difficultés que je connaissais, mais que je n'arrivais pas à pointer avec exactitude. Le fait d'avoir compris, senti dans le jeu certaines de mes attitudes erronées m'a permis d'amorcer une correction dans le jeu en premier et dans ma vie ensuite ! Depuis cette première expérience, je gardais toujours un œil sur la programmation de Dominique et j'ai eu le bonheur de faire un deuxième stage cet été, tout juste deux ans après le premier. Je n'avais pas particulièrement d'objectif pour ce stage-ci. J'avais simplement envie de reprendre ce temps pour moi et de bénéficier du guidage de Dominique pour avancer un bout plus loin. C'était vraiment une expérience magnifique, avec un groupe bienveillant et porteur. Nous avons évolué ensemble, sur la scène et dans nos vies. Nous avons pris ce temps pour nous écouter les uns les autres, partager nos joies et nos peines, amorcer des changements, comprendre des différences... J'ai beaucoup aimé les impros et de pouvoir les aborder sans me mélanger trop les pédales avec les règles (contrairement au premier stage). Dans le Chœur j'ai voyagé plus loin cette fois et vécu quelque chose d'essentiel. J'ai eu le net sentiment d'avoir progressé pendant ces deux ans et le travail avec les autres m'a permis encore de pointer mes dysfonctionnements, mais aussi de noter (constater ;-)) que j'ai d'avantage de recul par rapport à moi-même, que je suis plus juste qu'avant, plus sereine aussi... et le chemin continue. Prendre ce temps à l'écart de notre quotidien, pour nous plonger dans cet univers magique est un cadeau de la vie et nous accompagne sur le chemin avec bonheur. Merci Dominique de permettre ces rencontres et de les modeler avec sagesse et amour. Bises du Tarn. Natascha



Retour de Dorothée

Retours sur le stage « masques neutres et chœurs de masques » avec Dominique Loquin, juillet 2017. Cet été 2017, j’ai fait un incroyable voyage. Oh, je ne suis pas partie loin de chez moi. Je me suis plutôt aventurée à l’intérieur de mon être, dans des contrées inexplorées et ce grâce à la puissance du masque neutre, un groupe formidable, accompagné par l’écoute sans faille et la souplesse du pédagogue Dominique Loquin. Ce stage m’a comblé au-delà de mes attentes, bien que j’avais quelques pré requis. En effet, ayant déjà une certaine pratique du masque expressif et du masque neutre en particulier, je m’aventurais en terrain connu, enfin … le pensais-je. J’étais curieuse de découvrir de nouvelles techniques qui pouvaient m’enrichir d’un point de vue théâtral. Finalement ce n’est pas tant la technique qui fût importante, mais la sincérité, le lâcher prise, découvrir avec joie un nouveau regard sur moi, me regarder de l’intérieur avec les yeux du masque. C’était donc un travail très personnel qui ne pouvait s’éprouver qu’à l’intérieur du groupe et grâce à lui. Depuis que je m’aventure sur les chemins des masques, j’ai souvent ressenti cette force incroyable qu’ils dégagent et qui mène vers une odyssée plus profonde, comme une sorte de magie, mais à peine effleurée jusque là. Ici je l’ai touché du doigt, mon c(h)œur s’est ouvert. D’un point de vue théâtral, la technique utilisée par Dominique, réside, à mon humble avis, dans la subtilité qu’il a de créer des ponts entre nos actes inconscient et le plaisir truculent du jeu masqué, le lâcher prise et la nécessité de la précision, l’unité avec notre être de lumière et tout ce qui nous entoure, comme un tiraillement entre deux entités à priori incompatibles et finalement si complémentaires et en conscience avec soi même. Cette pratique pourrait aussi surprendre et s’étendre à bien des acteurs, car c’est une manière complémentaire et authentique pour poursuivre un travail théâtral dans l’esprit du masque. Je repars avec un goût de trop peu, une irrésistible envie de jouer masquée, une certaine frustration mais positive, qui ne fait que réactiver des désirs enfouis et une belle dynamique. Toutes ces rencontres furent véritablement merveilleuses. Merci infiniment. Samuelle (alias Dorothée…)



Compte-rendu de Marie-Jeanne

Me voici de nouveau face à mes difficultés : exprimer clairement le vécu, le ressenti. 66 ans et un parcours de recherches, qui suis-je, où vais-je, dans" quelle étagère " ? Je prends r/v avec Dominique un peu sur un coup de tête, une amie m'a parlé des masques neutres, ça me parle, je ne me sens pas suffisamment vivante dans l'expression, allez visiter la neutralité est peut-être une possibilité de comprendre. Un mois plus tard, me voici donc face à Dominique. Je n'ai pas cherché à trop en savoir sur lui, le coaching, j'aime me laisser surprendre... et cela m'évite de trop gamberger, stresser. Lors de la prise de contact, je me sens, paradoxalement (ce n'est pas mon habitude) assez détendue. Le contact est facile, naturel. Suivent des exercices au sol avec tube et balles de tennis. Reconnaître les sensations, la jambe plus grande d'un côté, là bras plus lourd..., le rééquilibrage.. Vient le masque neutre... un exercice simple... qui s'avère être très compliqué pour moi. Mon regard a tendance à oublier (fuir ?) le public. Je vais trop vite, ne respecte pas les pauses, je "me débarrasse" de l'action, mon corps manifeste mes émotions, les règles (simples) me stressent... Cette p... de peur de mal faire, de la transgression des dites règles, du "qu'attend-il  de moi "? Au fils des jours, les sensations du corps se font un peu plus précises. Je lâche le "qu'est-ce que je dois ressentir" pour "merde, ça me regarde !" (non Dom, "ça" n'est pas toi, ce sont "ces sensations-là "!... quoi que ?) Le massage du mercredi a.m est... bon ! Paraît que je ne lâche pas facilement... et moi qui croyais l'aider en décontractant au mieux le point douloureux qu'il était en train de "malaxer" allègrement. Je me le suis tenue pour dit, et le lendemain je n'ai rien fait. Petit à petit émerge l'idée que l'enfance est importante pour moi : j'aimerais faire qqch avec les enfants afin qu'ils ne se retrouvent pas comme moi, enfermés dans un carcan dès l'âge de 7-8 ans. Incapables, déjà, de peindre un masque en papier mâché avant que celui-ci n'ait été quadrillé préalablement, incapables de bouger sur des rythmes de tambour , comme j'ai eu l'occasion de le constater dans une classe de CP, CE1, CE2. A 7,8 ans, notre société les a déjà mortifiés, A tué leur spontanéité, leur créativité, leur curiosité ! Alors, avec Dom, nous avons travaillé là-dessus. Depuis longtemps, j'ai envie de réaliser quelque chose avec les enfants, mais je n'osais pas. Peur de mal faire, peur des difficultés que je rencontrerais, fatalement. Le masque neutre m'a aidé à trouver des outils pour présenter les contes aux enfants. Le trac est là, je fais un pas en avant... mais il est fragile, et n'attend qu'une occasion pour repartir vers l'arrière. Sur la route du retour, j'avais peur de ce recul possible (hé, suis bien placée pour connaître la bête !), de cette petite dépression après avoir entrevu une petite lumière, et je me disais : "oui , mais c'est moi qui décide !". Et pouis, ( ben oui , j'suis Belge !), lorsque je me vois en situation avec les enfants, j'ai de la joie au ventre , j'ai envie de rire !  Je termine cette semaine avec la sensation d'avoir fait un pas de côté, celui qui me permet d'être là, pas devant, pas derrière, mais dans l'instant. Commencer petit, collecter les contes, les apprendre, les faire vivre, trouver des chansons, les apprendre, rencontrer les écoles, voir les possibilités... Aie, là , tout-à -coup , je me sens me rétrécir !... mais c'est moi qui décide !!!



Message de Gwenael

Coucou Dominique, Je suis heureuse de t'avoir rencontré (t'imagines certainement avec quelle pudeur je t'écris cela aie, aie) et sur le chemin du retour j'ai été inspirée. Je me suis dit, Dominique est un accordeur. Chaque personne est un instrument de musique plus ou moins mal accordé, et ton rôle est de faire sonner juste chaque instrument. Tes sens servent de diapason pour harmoniser au mieux l'être. Lui faire découvrir sa vraie dimension, son potentiel. Et aussi, parce que tu es toujours en recherche, en quête, tu parviens à faire du « sur mesure ». Depuis le lundi jusqu'au vendredi, d'une manière très subtile, des couches ont fondues, et peu à peu, j'ai eu l'impression d'avoir pris des couleurs. Comme si j'avais été une poupée de porcelaine à l'abri dans une vitrine, et qu'un alchimiste m'avait soudainement réanimée. C'est la sensation que j'ai. C'est bien évidemment extraordinaire ce que tu fais, dans le sens où tu es certainement le seul à faire cela, à avoir une vision holistique de l'individu dans un monde où le paradigme veut qu'on fragmente tout, qu'un tel s'occupe des bras, qu'un autre s'occupe des pieds, ... l'autre l'hémisphère gauche,... l'autre l'hémisphère droit,... je pense qu'en caricaturant le monde, finalement on s'approche de la vérité. Voilà...  Je te remercie beaucoup. J'apprécie énormément tout ce que tu as mis dans la clef USB, et dans ma tête... ("Constate" ce mot résonne dans ma tête lol) J'ai eu à tes côtés, la sensation d'être enfin à ma place, d'avoir enfin une vision plus juste de qui je suis et du chemin à entreprendre. Je garde en moi tes précieux conseils. Je te souhaite le meilleur. Bonne route!



Retour de Caroline N.

Le coaching avec Dominique m’a permis de mesurer à quel point je ne m’exprimais pas. C’est tout un monde qui s’est ouvert à moi. Ne plus faire, mais être. Exprimer qui je suis à travers ce que je fais, apprendre à vivre comme un être humain conscient de lui-même et de qui il est. Je me souviens lorsque j’étais dans le commerce, à quel point j’étais identifiée à un rôle, agissant selon les stéréotypes, les clichés, les conditionnements, et qu’à peu de moments j’étais vraiment moi dans l’expression de « l’ingénieure commerciale ». Je n’exprimais rien de moi, de qui j’étais, dans cette fonction, dans ce travail, dans mes interactions avec les autres. Faire, agir, mais pas ETRE. Et ne pas être m’a conduit au déplaisir et finalement au désintérêt de la vie. C’est donc tout d’abord avec la joie d’être et de rire que je me suis reconnectée avec le coaching individuel. De plus, avec Dominique, plutôt que d’explorer toutes les branches du problème, on va directement aux racines. C’est un vrai coup de boost à notre évolution, à notre développement. Dans mon cas, j’ai vécu une libération magnifique. J’avais de l’amour pour mes enfants mais un profond mal-être dans mon rôle de mère, beaucoup d’impatience, d’insatisfaction. Un mois après le coaching, j’ai senti en moi l’envie d’être maman qui s’est réveillée. Le désir réel d’être mère, que je n’avais jamais éprouvé, ayant seulement ressenti celui d’être enceinte. Et ensuite est monté le bonheur intense de réaliser que j’étais déjà mère, que j’avais déjà deux merveilleux enfants dans ma vie. Pour finir, je souhaite évoquer des aspects plus physiques. En effet, avec le travail sur le corps, j’ai pu me reconnecter à une partie de mon corps que je ne sentais pas pleinement, sans avoir conscience de cette limite. Et je n’ai pus de douleurs lombaires. Gros soulagement ! Merci à Dominique pour tous ces changements profonds qui transforment inévitablement ma vie et celle de mes proches.



Témoignage de Sylvie D

Bonjour Dominique, Cela fait plusieurs jours que j’éprouve l’envie et le besoin de t’écrire sans y parvenir. Alors voilà je profite de ce week-end pour me poser et t’envoyer ce mail. Durant ces dernières semaines, j’ai eu l’impression de vivre dans un train infernal à très grande vitesse. Les évènements se sont enchainés tous plus importants pour moi les uns que les autres. L’arrivée de ma petite fille a été un moment magique, j’ai vécu avec mon fils et son amie des moments divins d’une justesse inouïe, les instants vécus se sont orchestrés avec une justesse divine me permettant de prendre le temps de vivre et de partager avec beaucoup d’écoute et de bienveillance des moments forts d’une authenticité et d’une justesse divine (ça fait 3 fois divin mais ça le mérite :-)). C’était crucial pour moi de vivre pleinement cette naissance avec mon fils et sa compagne et de ne pas reproduire ce que je n’avais pas pu/su vivre et ressentir dans mon histoire personnelle. Et puis ces audits (dont je t’avais déjà parlé) ont été également très éprouvants quant à la peur qu’ils ont pu engendrer chez moi, là aussi la sensation d’avoir dit et fait tout ce qui était en mon pouvoir pour que tout se passe bien et que l’investissement de chacun et la performance obtenue ne soit pas ternis où mis à mal en 24/48h par un regard juge cinglant. J’ai défendu la qualité du travail effectué par les équipes sur le projet comme s’il s’agissait de défendre mon enfant, désamorçant à plusieurs reprises avec ténacité et rage des accusations de l’auditeur mais aussi avec une grande confiance à l’intérieur de moi (MERCI Dominique !!!). Puis les activités se sont enchainées avec des dossiers à traiter en urgence tout cela entre divers déplacements sur lesquels je m’étais engagée. Je m’étais promis de réaliser au mieux malgré la pression et selon mon niveau de qualité chacune de ces tâches quitte à rentrer très tard du boulot et à n’avoir que quelques heures de sommeil. Je constate que le plus important pour moi, c’était de ressentir que je ne perdais pas le contrôle des évènements et que je restais le décideur de comment je voulais les faire, quitte à être très fatiguée physiquement. Je constate combien j’ai été aidée pour réussir à faire les choses dans les temps. La question que je me pose : est-moi qui induis cette course infernale ? ou bien est-ce l’univers ? Quant aux week-ends, ce w.e est quasi le premier vrai we depuis des semaines famille, travail, évènements où engagements pris de longue date. Je viens de mettre également fin le w.e dernier à ma participation à mon groupe de travail. Tu avais raison, j’ai vraiment pris conscience que ce n’était pas ma voie, cela a été étrange pour moi de réaliser que je ne parvenais pas à me connecter à ce monde. D’ailleurs mon départ a été très bizarre mais tout à fait à l’image de ce que je vis en ce moment, je crois qu’il ne m’ont pas comprise, ni ce vers quoi je voulais me diriger il faut dire que j’ai parlé de ce que je souhaitais expérimenter, vivre et ce qui m’animais de façon très générale, sans être en mesure de mettre des mots précis et de décrire des projets concrets. Il me semble par contre qu’ils ont perçu ma détermination. Tout cela est très déroutant, en même temps je me suis inscrite à ce groupe pour expérimenter mon rapport au groupe (comment rester soi/ se respecter dans un groupe tout en prenant soin de l’autre). J’ai compris que ce que j’avais à faire n’étais pas là, alors j’ai profité de ce groupe pour faire comme mon annonce « au monde » que j’avais décidé d’ETRE ET d’INCARNER QUI JE SUIS. Tout cela me remue beaucoup, je ne sais plus très bien où j’en suis mais aujourd’hui pour moi une chose est certaine c’est que tout ce que tu m’as dit que ce soit à St Nazaire où lors de nos échanges par mails est d’une justesse implacable. Tu as su mettre des mots d’une très grande justesse/précision sur des choses que je ressens depuis si longtemps sans pouvoir les nommer où y mettre de la lumière. Je suis allée à la rencontre de beaucoup de personnes pour trouver ma voie mais je suis tellement sensible et à la recherche de la justesse que dès que je perçois une dissonance dans l’authenticité, une fermeture d’esprit, un enfermement, un jugement, je ne peux plus adhérer. A St Nazaire, en plus de la confiance ressentie, une phrase est restée très présente en moi tout au long du massage. Une phrase que je n’avais pas l’habitude de prononcer, car pour moi très liée à la religion et à de fausses croyances d’aliénation : « AINSI SOIT-IL » Ces mots ont pris ce jour là une toute autre dimension : celle de la liberté et du lâcher-prise en provenance du divin. MERCI BEAUCOUP DOMINIQUE. Je ne sais pas très bien comment initier tout cela, je sais combien le fait d’avoir éprouvé le sentiment de ne plus appartenir à aucun monde a été difficile pour moi. Grâce à toi, j’ai compris et accepté qu’il existe un monde qui fait vibrer mon âme et me ressemble, j’aimerais le découvrir et le partager avec des gens qui me parlent, comme toi tu as su m’en parler. Cela me ferait plaisir d’en discuter avec toi, est-ce que cela serait possible ? Merci encore, Je t’embrasse, Sylvie



Retour de Josiane

Tout d’abord, j’ai bien aimé la semaine, j’ai trouvé intéressant le travail sur l’expression (textes et chansons) ainsi que le travail sur le corps. Quant au masque neutre, c’est tout un apprentissage… pas facile. Durant ces quelques jours, tu m’as dit beaucoup de choses… qui me trottent encore dans le tête. Mon objectif étant « le mieux être », je n’ai pas noté pour le moment de changement dans mes comportements, quoique… un peu moins d’addiction au sucre sûrement (ah ! la notion de plaisir) Et je fais volontiers les « voyages » que tu m’as transférés (merci). Donc, si c’était à refaire, j’y retourne illico. Je te dis un grand merci Dominique, car tu sais mettre en exergue les qualités de chacun. Bonne journée à toi Bises Josiane



Retour d’Irène après un coaching à Saint-Nazaire.

Ce fut particulièrement riche Riche de particules, hier ment Mensonges partis pour la Richesse du moment, l’instant présent, Présentement je sens, j’écoute Et coute que coute, j’observe Observer le moment passant, déroulant Déroulé l’indice du passé non accepté, Accepter le vécu refusé pour se libérer Libérer pour évoluer, s’épanouir, s’élever Elever sa fréquence vibratoire, son énergie Energie vitale reliée au grand Tout Tout est relié, Nous sommes liés. Constate ! Constater que j’ai oublié, mais j’ai Aimé. A St Nazaire je suis née !!!



Second retour d’Irène

Coucou ! Après méditation …. J’ai vécu une désorientation puis la constatation que j’avais le droit à l’erreur. J’ai vécu un interrogatoire me permettant d’exprimer les mots justes, souvent révélateurs de liens jusqu’alors cachés. J’ai vécu des exercices inédits du corps au sol avec balles et tube. Parfois douloureux, parfois juste témoins d’une absence de conscience, in-habitation corporelle et finalement délicieusement incarnés. J’ai vécu l’appréhension du masque par sa difficulté de langage et ma difficulté de concentration, de vivre l’instant. J’ai vécu de grands moments de rires et d’états seconds, comme sous l’effet de substances illicites. J’ai vécu la douleur de tes mains chassant le passé. J’ai vécu les larmes salvatrices remerciant le travail du maître. J’ai vécu l’écoute attentive de ton enseignement, des moments de détente, de tes témoignages, toujours précisément en rapport avec l’instant. J’ai vécu le bonheur d’être liée aux éléments dans une nature généreuse et attirante. J’ai vécu le bénéfice d’être irradiée par ton énergie de haute qualité, facilitant intégration et compréhension. J’ai vécu la violence du nettoyage, libérateur des émotions engrammées, laissant ainsi place à la conscience, à l’analyse, à la surprise produite par les clins d’oeil que chaque journée apporte. J’ai vécu confiante, ton accueil, ton accompagnement, ton ouverture de coeur, ton adaptation aux conditions des travail, ta bienveillance, ta gentillesse, ta disponibilité, ton attention et tant de choses encore que je ne peux décrire. Je m’aime Dominique ! Pour tout ce que j’ai vécu, ce que je vis et ce qui me reste à vivre…. Merci Je t’embrasse.



Le retour de Martine

Retour de MARTINE enregistré en fin de dernière séance de coaching de trois jours : La phrase clé : tu m’as permis de me reconnecter à moi-même. A mon corps, à ma conscience. Tu m’as permis de découvrir mon fonctionnement, tu as mis en lumière mes ombres, les dysfonctionnements dans mes comportements. Au départ tu m’as fait comprendre que j’avais un potentiel que je ne voyais pas, que je n’utilisais pas. Cela m’a redonné une grande confiance pour amorcer ces 3 jours… Même si les premières heures je ne voulais pas l’entendre, je m’en suis imprégnée de plus en plus. Tu as positionné cela à la base et cette une base a été très confortable, sécurisante sur laquelle j’ai pu prendre conscience de plein de choses. Donc une reconnexion à mon corps que j’ai peut-être toujours eue mais beaucoup négligée surtout depuis ces dernières années, et à partir de là tu m’as permis de rencontrer des aspects qui me sabotaient dans lesquels j’étais vraiment empêtrée. Tu mets la lumière sur tout ça et ça ouvre un immense champ des possibles, d’expériences, de jeu, de liberté, d’ouverture. C’est comme si mon regard s’était agrandi tout à coup. Avant je vivais avec des œillères, aujourd’hui, c’est vaste. Là maintenant, c’est comme si j’étais reconnectée au tout. Je suis tout, je peux jouer avec tout, dans la liberté, dans l’aisance, dans la fluidité. Ce travail m’a montré que je pouvais lâcher la culpabilité et de m’approprier ce retour vers moi. Quand je suis arrivée, je me sentais éclatée. Il n’y avait que l’extérieur, l’autre qui comptait en fait. Et là, aujourd’hui, je me sens comme un pilier plus ancré. Plus de présence, plus de force intérieure. A partir de cela je vois les choses autrement maintenant. Je vois l’autre aussi autrement. C’est comme si toutes les parties qui étaient éparpillées s’étaient ressoudées. Par rapport aux outils que tu utilises, j’ai pris conscience que même si déjà je les connaissais j’ai réalisé que je les avais négligés. Alors que pour moi la priorité absolue c’est le retour, la rencontre avec le corps, la reconnexion avec moi même sur le plan de la matière, et là j’ai vécu de nouvelles expériences. Parce qu’en fait avec la sophrologie, la relaxation dynamique, ce sont des exercices qui font du bien, mais le travail que tu as fait le premier jour a été puissant, ce fut des retrouvailles avec moi. Quant au travail effectué avec la balle sous les pieds, des zones douloureuses ont été mises en lumière. Les exercices avec le tube là aussi m’ont fait prendre conscience de zones de raideur, de tensions. Tout cela a installé la détente totale, la fluidité dans le corps. Et Etre, c’est être conscient de son enveloppe corporelle, de chaque partie. Oui, je sens mes pieds, je sens tous mes membres mais aussi réaliser comment je fonctionne. J’ai observé que pour installer la paix, la tranquillité, la sérénité en soi tout se passe d’abord dans le corps .Donc cet outil qui paraît simple en l’observant est en fait vraiment très puissant. En de séance j’ai ressenti un étalement de toutes les parties de mon corps au sol comme si je poussais mes limites. Et du coup, tout est paix, tout est tranquille, tout est posé. Le travail avec le masque neutre m’était redoutable. J’en avais un petit aperçu car tu l’as abordé dans la vidéo, là je sentais que j’allais devoir franchir mes peurs, me dépasser, me jeter à l’eau quoi ! Ca a été difficile le premier jour. Au début, je ne voyais pas très bien où tu voulais en venir. Déjà le fait de porter un masque permet de mettre une limite entre soi et l’autre. Cela apporte déjà un peu d’aisance. Ton regard qui observe plein de compassion, sans jugement, encourageant permet peu à peu d’apprivoiser l’outil. J’ai trouvé ça génial le 3è jour. Je ne sais pas expliquer ce que le masque neutre apporte, il faut le vivre. Je peux seulement comparer ce que j’ai perçu entre le 1er et le dernier jour. Mais l’expérience te montre à quel point tu peux t’empêtrer dans des trucs impossibles dans la vie. C’est comme si je cassais des carapaces, des fausses croyances. Et même si c’est douloureux de découvrir les limites, les blocages, les croyances mises en place dans la vie, tu retrouves une liberté, une confiance en toi. Et tu as envie d’avancer librement. J’avais noté cette question, qu’est-ce que permet à long terme cet outil ? Que va-t-il m’apporter comme changement dans mon attitude, dans ma conscience ? Qu’est-ce que le fait d’aller ouvrir une porte, de déplacer des chaises, va provoquer des changements, dans ma vie ? Le premier jour je me sentais rebelle. Je me demandais où étais la puissance de cet outil dont tu avais parlé. Et hier, quand j’ai craqué, j’ai senti que tu touchais à l’essence même de qui j’étais. Ce que j’ai ressenti c’est un coup de poignard dans le plexus. Avoir raté quatre fois de suite une action très simple, si simple que je me suis sentie ridicule, complètement inhibée. Recommencer quatre fois la même erreur c’est insupportable et puis à un moment donné j’ai eu l’image de mon fonctionnement « mais oui, ça c’est moi dans la vie ! » Et là tout s’écroule et tu laisses émerger ce qui arrive, tout à coup tu as la compréhension globale. Tout ça pour avoir raté quatre fois la même action toute simple. Ce fonctionnement qui te handicape le plus dans la vie, c’est celui qui tout à coup peut faire tomber tout un édifice que tu as créé pour te protéger, pour survivre dans la vie. A ce moment tout s’effrite et cela te donne une liberté. Liberté d’être qui tu es, de vivre ta vie comme tu veux, sans le regard du jugement. Tu sens une bouffée d’oxygène. C’est comme si toute la planète t’appartenait. Je veux continuer à vivre dans cette énergie d’enthousiasme. Je ne regrette aucunement d’être venue. Les étapes se déroulent avec une telle simplicité. Tout est coordonné pour nous amener à quelque chose de beau. Je sais que ce n’est qu’une approche dans ce travail et j’aimerais aller plus loin. Mais déjà Je suis propriétaire de toute cette richesse. En résumé pour moi, le travail avec le tube et la balle ce fut un travail global de réparation. Les massages d’hier et de ce matin un travail profond. Lors des appuis sur des zones hyper douloureuses, là j’ai constaté que mon maintien corporel n’était pas souple. Je ressentais de la rigidité, de la défensive. Maintenant je peux me permettre d’installer la fluidité, la détente, même si je vis un problème difficile. Quand tu as travaillé la zone sternale j’ai senti combien j’étais fermée, que je gardais les choses, tout ce contenu qui me pollue. Je me pourris la vie avec ça. Et peu à peu j’ai senti mon corps se libérer. Tes massages, ce sont des accélérateurs de prise de conscience de communication avec le corps. Ce midi, je te faisais parler parce que j’étais totalement KO, mais vraiment bien. Je n’arrivais même pas à réfléchir. C’était tellement passionnant ce que tu racontais que je n’avais rien envie de dire. Je buvais tes paroles. J’ai senti à quel point le travail de ce matin avait été puissant, ça amène une détente colossale, c’’est toute ’enveloppe qui se détend. Ca s’étale. Ca se pose. Tu vas dans les profondeurs, les endroits où tu appuyais c’était des points clés. C’était génial, même si ça m’a fait mal. Je l’acceptais car je savais que c’était ça dont j’avais besoin. Et quand je sentais que ce n’était pas libéré je savais que tu allais revenir sur ces zones, ensuite je sentais des différences impressionnantes. Ce fut une reconnexion globale corps-conscience. Un retour vers soi, un épanouissement intérieur. Après le massage j’avais envie d’aller sur la plage, ne rien faire. Ne pas parler, ne rien faire, juste être avec moi. Imaginer la suite ? J’ai déjà expérimenté des petites mises en scène depuis deux jours. Déjà, quand j’ai des tâches à faire, je me suis surprise à d’abord à observer puis de compter 1, 2, 3… En temps ordinaire, je fais plusieurs choses en même temps complètement éparpillée. Et là, je me suis appliquée hier soir. A un moment, j’ai souri, j’ai regardé ma main, le masque neutre virtuel, j’ai regardé le frigo, etc. Et puis j’ai sorti les choses une par une. J’ai été surprise de cette qualité de présence dans ces actes. Et de ce fait tout est plus léger. Ainsi je me suis projetée pour le retour, observer comment je fonctionne le matin dès le réveil, et surtout dans la relation. Apprendre à me reconnecter à moi et puis d’accueillir l’autre d’une manière légère, fluide. Parce que je ne veux plus vivre toutes ces tensions. L’autre a son histoire, son vécu, ses compétences, ses capacités. Il ne sera jamais moi et moi je ne serais jamais lui. Et nous sommes deux identités différentes mais nous avons besoin l’un de l’autre. Pour l’instant, j’ai un regard différent sur tout cela. Quand j’observe comme je fonctionnais j’en ris. J’avançais dans le brouillard sans direction, dans l’inconnu, dans le vide. Ma relation avec les autres c’est pareil. Avant, j’avais la croyance que je devais d’abord m’occuper de l’autre mais j’étais transparente, je n’existais pas. Cela engendrait beaucoup de frustration. Un jour, j’ai écouté pendant 3 heures une amie qui vivait des choses très difficiles. Après son départ je me suis assise à l’endroit où elle était dans le canapé. Une heure après, j’ai eu un malaise : maux de tête et douleurs abdominales comme quand tu fais une indigestion. Je suis allée me coucher. A peine allongée je me suis sentie remplie de choses lourdes et j’ai vomi abondamment. Je m’étais vraiment tout approprié et n’ai pas vécu ce moment en pleine conscience. Aussi, je repense à l’échange que nous avons a eu sur la façon dont je me positionne quand je fais un soin. Je te disais que je prenais toute la douleur, la détresse de l’autre. Un jour je me suis dit, mais si j’étais à la place de l’autre, et que je voyais un thérapeute comme ça, je me sauverais ! Oui, j’ai compris que la rencontre avec l’autre passe déjà par la rencontre avec soi, ancrage et présence. Ce que je peux dire du pédagogue que tu es : Ta capacité de présence et d’écoute est pleinement là. Je te disais que je suis venue vers toi avec une pile de questions à te poser le premier jour, mais je n’ai pas eu le besoin de te questionner, car tu as répondu à travers le travail effectué et les échanges. Quand tu parles de ton vécu, de tes expériences, tu m’apportes les éléments, ça se fait comme ça, naturellement. Les choses arrivent comme ça en temps et en heure, sans besoin de l’évoquer Dès qu’un exercice est proposé je sens une connexion de cœur à cœur. De ce fait je me suis sentie dans une ambiance de bienveillance. Lors du déplacement avec le masque je vois ton regard, qui va au-delà du regard physique, je ne sais pas, c’est comme si tu rentrais dans le personnage. C’est comme si tu… Je ne sais pas comment expliquer, moi je me suis sentie enveloppée. Et la manière dont tu abordes chaque pratique, c’est léger, c’est simple, et ta présence suffit à ce qu’on puisse rentrer tout de suite dans le travail. Tu n’as pas besoin de parler. Juste en t’observant je sais si je n’ai pas été consciente d’un geste, que je n’ai pas pris ce recul de 3 temps ou que je ne m’habitais pas. Ton regard parle. Tu as aussi cette immense empathie. Mais d’une envergure… Et tout ça dans le rire, dans le jeu, dans la légèreté. C’est ça qui est bien. Tu ne te prends pas au sérieux. Ton travail est sérieux, mais toi, le personnage est joueur, il est ludique. Donc tout se fait dans la joie, et même si il y a un besoin de hurler, tu le permets, tu autorises à l’autre à être pleinement libre dans tous ses actes. Parce que toi, tu es toi-même, tu es libre. Je me suis sentie à l’aise car ton humilité transpire. C’est difficile de te définir !

Un RETOUR écrit un peu plus tard : Suite à ces 3 jours de présence avec toi j’ai l’impression de « flotter » et ce matin au réveil après une nuit agitée je me suis sentie fragile émotionnellement. Pour garder le cap, retrouver la joie que j’ai ressentie jeudi et vendredi, je me reconnecte à toi et ce soir après avoir écouté les séances que tu m’as enregistrées, le fait de travailler avec la balle et surtout le contact avec le plexus, les larmes ont coulé et tout s’est allégé. Pour moi ce fut une rencontre étrange. J’ai vraiment eu l’impression de retrouvailles, de connexion profonde et cela dès mon arrivée, comme si j’étais venue la veille. Pas vraiment besoin de parler de moi et tout s’est mis en place dans la fluidité, dans la légèreté et je me sentais vraiment bien. Ton corps de Lumière que j’ai vu jeudi soir m’a bouleversé, ça m’accompagne encore et là j’ai vraiment ressenti ce que tu Es, au delà de l’être et c’est cette connexion que j’ai ressentie ce matin au niveau du cœur qui m’a émue. C’est la première fois que je rencontre quelqu’un qui émane une telle Lumière. Merci d’être parmi nous et Merci d’être ce que tu Es. Martine



Témoignage de Sylvie C

Je me sentais dans l’urgence, épuisée. Urgence de jouer le jeu de la vie, urgence d’être. Je passais mon temps à résister. Je me jugeais sans cesse et prêtais ce jugement aux autres. Je me comparais. J’avais honte d’avoir peur et je me sentais paralysée. Identifiée à toute cette confusion je ne pouvais que choisir par défaut, m’asseoir sur mes intuitions et renoncer à mes potentiels. Cet état alternait avec des phases d’équilibre, je passais de l’exaltation à l’abattement, les rechutes étaient de plus en plus courtes mais la dernière fut redoutable suite à un choc. J’avais beau savoir et comprendre que tout cela n’était pas juste, j’avais beau avoir vécu des moments d’évidence et de présence, des moments de reconnaissance de ce qui est, j’avais beau avoir conscience de mon rayonnement possible et de ma puissance infinie… j’étais bloquée, désespérée. J’avançais contrainte. J’étais en guerre, j’étais en deuil. Irresponsable. Victime. En écoutant une conférence de Dominique sur sa pédagogie de l’expression et sur certaines de ses expériences, j’ai instantanément eu la certitude que son travail répondrait à mon besoin. Je viens de vivre une semaine clé. J’ai reçu de l’or pour transformer le plomb. J’ai reçu la reconnaissance de ce que je suis, sur tous les plans, de par ce qu’est Dominique: présence, humanité, disponibilité, écoute totale, empathie, ouverture, humour, légèreté, profondeur, joie, jeu… comment ne pas valider? Le travail est axé sur le corps, qui dit instant après instant ce qui est vivant en moi, de manière indiscutable, directe: je fais l’état des lieux. Tous les outils sont autant d’approches permettant d’atteindre l’objectif de la présence à soi et au monde. Je découvre le travail avec le masque neutre, et je vois ce qui m’agit. Au feu l’analyse l’explication l’apitoiement la victimite… C’est incroyable de constater à quel point le jeu avec le masque neutre me révèle! Il me dit exactement où je suis. C’est imparable: j’y suis ou j’y suis pas! Et quand j’y suis c’est simple alors que quand je n’y suis pas tout est compliqué, exact reflet de ma vie. Je comprends que je me contrains à faire, à paraître comme ci ou comme ça, coûte que coûte; que je vais contre moi, au détriment d’être présente à ce qui est vivant en moi. Je vois ma peur d’être, ma peur de briller trop fort. Je vois mes freins. Et je vois avec le masque neutre que je peux trouver la spontanéité la simplicité la vérité, en jouant. Bon sang quel outil magnifique! Je comprends comme jamais que quand je dis non à ce que je ressens et à ce qui est, je dis non à qui je suis, je dis non à la vie. Lumière! Écouter la réalité du moment, et la dire comme elle est. La dire comme un cadeau. C’est tout! À aucun moment je me sens jugée, et une peur en moi s’évanouit jour après jour. La manière qu’a Dominique d’aborder les choses m’oblige à simplifier. Je comprends, j’intègre; le cheminement de Dominique dans le travail et ses questions me conduisent au constat que rien ne peut m’empêcher d’être qui je suis et qui je veux être. Je reçois une telle écoute! Et même si nous parlons beaucoup, je pourrais aussi ne rien dire. Je me sens entendue reçue captée dans tout ce que je suis. Et cette écoute à tous niveaux me fait plonger dans une vérité universelle, le miroir me renvoie la partie de moi que j’ai besoin d’accueillir et célébrer. Je rentre soulagée, rechargée. Des choses changent. Je sens que je peux agir. J’agis et cela me donne de la confiance. Avec 5 jours de recul, je peux observer que ça bouge à tous niveaux, ces nouveaux outils que j’utilise apportent chaque fois une évolution: un processus est en œuvre. Je suis ravie de mon choix de travailler avec Dominique. C’est un début. J’ai fait un certain nombre de séminaires de développement personnel, ils m’ont tous permis d’avancer. Mais ce que je viens d’expérimenter est crucial, parce que l’homme que j’ai en face de moi EST ce qu’il propose de vivre. Dominique JE TE REMERCIE de tout cœur! Sylvie



Retour de Catherine B en 3 étapes

1- d’une séance de trois heures où Catherine a pris la mesure de ma proposition et envisage un coaching intensif de 5 jours. Merci Dominique ! Je rentre à peine en Dordogne, (j’ai passé le week end à Pornic chez des amis) … et je découvre tes enregistrements : super ! Que de cadeaux ces derniers jours ! La rencontre et le travail avec toi, ces « fleurs » que tu m’as faites, la possibilité de me poser ce week end au bord de la mer à l’orée de ma Bretagne d’origine, pour commencer à explorer ces découvertes, la perspective d’aller plus loin très bientôt… Surprise de recevoir tant de cadeaux, et heureuse ! Désarçonnée aussi et c’est tant mieux. Tes phrases résonnent en moi et je vois que toutes mes facettes sont à vivre autrement, à aborder différemment … quelques coins de voile se soulèvent sur de nouveaux paysages, de nouvelles lueurs. Quel remue-ménage ! Enfin !! Je suis touchée, en profondeur, plus que je ne le percevais vendredi soir. De tout cœur, Merci ! Belle semaine et à bientôt ! 2- Quinze jours plus tard… Après une quinzaine de jours de pratique des « voyages », j’ai envie de te faire un petit « retour » : déjà au bout de 4 ou 5 jours, je sentais une différence dans ma façon de me connecter à mon corps. C’était beaucoup plus rapide, quasi instantané, et l’équilibre entre les deux côtés du corps beaucoup plus net. J’ai vraiment eu plaisir à faire ces voyages, comme si depuis longtemps je me privais de quelque chose de bon. Bien sûr, au début la balle sous la pommette ou sur le sternum ou le coccyx, c’était hyper douloureux, mais peu à peu j’arrivais à me détendre et maintenant je peux dire que pour le coccyx, c’est ok, je suis relâchée. Pour la pommette et le sternum, la douleur est toujours bien là, mais je n’ai plus tout le corps tendu pour l’éviter, je peux me reposer dedans… Sinon, je chemine avec cette phrase « qu’est-ce que je fais de ce qu’on m’offre, de ce que je reçois ? » : elle m’a vraiment interloquée quand tu m’as dit ça, mais elle me fait oser m’ouvrir à l’autre et arrêter de jouer les faussement timides ou modestes. Et me rendre compte que l’autre peut être sincère, bienveillant ou/et généreux. Du coup, davantage de joie et d’espace ! Et quand ce que je reçois est un compliment, je sens bien que le fait de l’accepter avec joie nourrit aussi ma présence, mon incarnation. Ce sont encore de petits pas, mais je savoure ! A propos du masque neutre, je suis ressortie de là avec une drôle d’impression, d’avoir traversé une épreuve à laquelle je n’avais rien compris. Tu m’as dit : « tu ne prends pas de risque, tu contrôles » : je n’avais pas l’impression que ces phrases me caractérisaient, mais je les ai gardées en tête (car j’ai confiance, je sais que si tu le dis, c’est qu’il y a au moins anguille sous roche !!). En fait, lors du « masque neutre », j’avais l’impression d’être au ralenti. Au bout de quelques jours, m’est apparu que j’avais peur de me faire taper sur les doigts, je ne me donnais pas le droit à l’erreur. Quand tu me reprenais, je me sentais prise en défaut de ne pas avoir appliqué la règle. J’étais tellement « coincée » sur la règle que je n’ai pas touché cet espace de liberté ou de souplesse que je pressentais au départ derrière le masque. Les règles faisaient de moi quelqu’un d’obéissant et n’étaient pas le cadre à l’intérieur duquel je pouvais explorer librement un espace. Je suis stupéfaite de constater cela, car c’est précisément ma difficulté avec la discipline que je vois comme dure et non comme facilitatrice… Quant aux trois « inversions » répétées, j’ai pensé que je ne suis en général pas suffisamment centrée sur moi pour penser partir de moi et aller vers l’extérieur, comme si j’étais toujours propulsée à l’extérieur de moi… Et se pourrait-il que je donne à l’autre (au public) des infos inverses de ce qui est ? Comme quand je n’ose pas dire à l’autre que ma limite est atteinte et que, du coup, il continue d’avancer. Je me pose la question à moi-même tant ça me paraît énorme, et pourtant je suis obligée de reconnaître que je fais ça… Enfin, l’image de la deuxième colonne m’accompagne tout le temps pour décrypter ce qui lui appartient. Pardon pour la longueur ! En tout cas, je t’ai toujours senti très « affûté » et généreux, au plus juste et vrai dans ce que tu partages, et c’est très précieux ! Merci de tout cœur ! Catherine 3- Puis le retour après le coaching en septembre 2015 L’impression globale, après ces cinq jours de travail avec toi, c’est que je ne suis pas la même ou plutôt, je ne vis pas la vie de la même façon qu’avant. Je ne me sens pas totalement libre encore, l’expérience du dernier jour l’a montré, mais en arrivant, j’étais fossilisée à l’intérieur et je me sens actuellement en mouvement, ça vibre, ça vit : des couches sont parties, tombées d’elles-mêmes comme des feuilles mortes, en particulier celles liées à mes chagrins, solitudes et culpabilités de petit enfant. Je me sens désormais riche, pleine de l’amour de mes parents, de leur attention à mon égard, de leur désir de faire au mieux pour moi : là, je sens mon cœur se dilater ! et mes cellules sont joyeuses ! J’ai vécu le « et alors ? » face à ce qui me paraissait une montagne ou un drame : ce manque de consistance d’une croyance ou d’un attachement à une situation, qui fait que quand on le lâche par ce « et alors ? » le ballon de baudruche se vide et il n’y a rien, que des choses banales de l’existence : une incompréhension familiale, ou… Je savais cela, mais là je l’ai vécu de façon immédiate, fulgurante, en quelques secondes, comme en remplaçant une image par une autre. L’identification est tombée, l’identité s’en est trouvée plus spacieuse et simple. Rien d’exceptionnel, juste la vie : l’ego tord le nez !! (rires) J’ai adoré le travail sur le corps, moi qui ai arrêté tout sport depuis 20 ans… J’ai découvert mon corps, j’ai pris le temps d’entrer en contact avec les sensations de l’intérieur, et parfois de constater que, sur l’instant, il n’y avait pas beaucoup de sensations : sans jugement, je le reconsidère, il a sa place désormais dans la perception que j’ai de moi. Et quel plaisir de le sentir bouger, retrouver une tonicité, sans être dans la force, l’effort ! Adoré l’approche Feldenkrais, je me sens me faire du bien, c’est super agréable ! ça, j’ai envie de le faire découvrir à d’autres… Les douleurs, quasi permanentes, du dos ont pratiquement disparu, je vivais avec, en les gérant plus ou moins bien, depuis 43 ans ! Super aussi, l’alimentation à base de jus de fruits et légumes frais du midi : parfait pour accompagner l’élimination du « vieux » en soi !! (j’ai perdu 3 kgs pendant la semaine ! suis très contente) J’ai beaucoup apprécié la variété d’approches : corps, voix, imaginaire, masque neutre, massages, échanges, sans que ce soit un tourbillon, mais ça donne un rythme qui ne laisse pas le mental tenter de « réussir » telle technique : l’outil sert pour ce qu’il a à révéler ou ouvrir, et un autre outil est proposé, naturellement, pour accéder à autre chose : variété des angles de vue, complémentarité des éclairages… et tout ça dans la plus grande sécurité, l’accueil, l’écoute, l’amour de l’humain… grande rigueur et pourtant grande souplesse et douceur rieuse : j’ai découvert par l’expérience que ça pouvait aller ensemble et j’ai savouré ta qualité d’être !! j’ai eu la sensation de gagner beaucoup de temps aussi grâce à tes flashs, images ou perceptions Enfin j’ai apprécié la finesse avec laquelle tu employais le fait de raconter tes propres expériences quand j’avais besoin d’un écho pour faire vibrer les gonds rouillés de certaines de mes portes et les amener à s’ouvrir naturellement ! Très touchée par la reconnaissance de la dignité de l’humain en face de toi. Je me suis sentie aimée, totalement, sans attente, sans but : c’est aussi un immense cadeau pour moi… Pour conclure, j’aimerais bien que tu partages avec moi les flashs et images que tu as pu avoir me concernant. Et par rapport à cette toux persistante, comment faire pour qu’elle cesse ; j’ai cru sentir qu’à un moment, quelque chose te venait à ce sujet… Et aussi : un moment je crois que tu as dit qu’on était passé vite sur une étape, celle de dire qu’on est nul, qu’on n’y arrive pas etc… Ai-je bien compris ?? et si c’est le cas, ai-je à reprendre cette étape et comment ? Je sais que mon gros challenge désormais est de retrouver le chemin de l’espièglerie joyeuse et de l’imaginaire libre de l’enfance, et d’oser son expression. Je cherche à la fois une formation Feldenkrais ou Alexander (Gerda) et un stage de clown ou quelque chose comme ça… je suis morte de trouille !!! mais j’ai envie… Ah oui, une dernière chose : au début, tu m’as dit que tu pressentais que je pouvais descendre très bas … ou quelque chose comme ça : que voulais-tu dire par là ? Voilà, cher Dominique, je te remercie, je nous remercie, je remercie l’univers, la vie, bref, je suis pleine de gratitude d’avoir vécu cette semaine avec toi et je frémis à tous les possibles qui pointent et pointeront leur nez !!! Je t’embrasse très très fort, le cœur en joie de cette belle aventure !! Catherine



Témoignage de Séverine

Pendant longtemps, j’ai pensé qu’être en retard était dans ma nature, mais pour une fois j’étais à l’heure. J’étais à l’heure pour la formation animée par Dominique. En entrant dans la salle, je découvre un homme souriant, relax qui dégage une joie de vivre et une sérénité en contradiction totale avec le public auquel la formation est destinée. Nous échangeons deux mots, puis les autres participants arrivent. La formation commence et au premier exercice, je bloque. Je refuse de le faire ! La journée se poursuit. Je fais quelques efforts pour faire les exercices de mauvaise grâce. Toutefois, je discute avec Dominique lors de la pause et là, il met en lumière, avec quelques mots, des choses très personnelles qui me donnent à réfléchir. A la sortie de la formation, je suis intriguée et j’ai envie de poursuivre. Je tente donc de fixer une date avec Dominique pour un coaching, mais j’ai toujours une indisponibilité. Il y a toujours un événement qui m’empêche de fixer une date ou de maintenir un rendez-vous fixé. Le temps passe, nous avons quelques séances de coaching mais je trouve que les choses ne bougent pas assez. J’attends avec impatience une révélation. Plusieurs mois passent et je décide de prendre 2 jours pour faire le coaching. Je prends véritablement la décision car je me sens enfin prête. Étrangement, la veille du coaching, je me sens mal : j’ai d’affreuses douleurs à l’estomac, à tel point que je pense même devoir aller à l’hôpital, j’ai un œil rouge et très douloureux… bref je pense à annuler. Malgré l’inconfort, les douleurs et l’hésitation, j’y vais. Les 2 jours de coaching sont éprouvants. Je constate que je n’ai pas envie de me poser certaines questions, alors que je suis pourtant venue pour faire bouger les choses. Finalement et avec les méthodes de travail de Dominique, j’accepte de véritablement ressentir mes émotions, de regarder en face certains événements et de les comprendre. Le plus déroutant, c’est que j’avais imaginé mes « problèmes » comme une énorme boule noire derrière moi, remplie d’événements difficiles, de complexes et de peurs. En réalité, c’était juste une petite bulle de rien du tout ! Grâce à Dominique et à son travail, j’ai compris que j’avais créée ma réalité. C’est difficile à accepter, parce qu’il est difficile de croire que l’on peut créer des événements douloureux dans sa vie. Et pourtant. J’ai aussi compris que la personne que je pensais être, le personnage que j’avais farouchement bâti n’était pas moi. Les belles cases que j’avais établies pour donner un cadre à ma vie ne correspondaient pas à ce que je voulais, mais correspondaient à ce que je pensais devoir désirer dans la vie. Prendre conscience de cela n’est pas forcément agréable sur le moment, mais procure ensuite une grande joie et aussi une responsabilité : celle de s’assumer pleinement. L’accompagnement de Dominique a eu un effet libérateur : accepter qui l’on est, accepter de lâcher des certitudes et des croyances et, surtout, comprendre que nous pouvons choisir notre vie. Séverine



Sophie dresse son bilan par épisodes

Bilan 1 Salut Dominique, Depuis le début de l’apm, je tente d’écrire ce bilan, mon bilan. Je bute sur les mots… Je repars prendre l’inspiration au soleil…Mais ça tourne dans ma tête et je pense au masque Neutre et les larmes arrivent…. Je n’y parviens pas, alors, je pars sur ton site, je revois le début de ta conférence avec Olivier puis je poursuis ma quête à travers certains articles que je ne connaissais pas. Pdf sur le masque Neutre…. Tu m’as demandé quel rêve j’avais adolescente, j’ai pas eu envie de te parler du seul que j’avais eu. Le seul que je nourrissais à l’époque était de partir à Strasbourg faire une école de théâtre, pas pour devenir comédienne mais dans un but de travail sur soi. Dans le même temps j’étais très inspirée par tout le travail sur le corps, l’expression corporelle, la danse, ressentant profondément une liaison entre le corps et l’esprit… Il y a 2 ans, j’ai vu le film » Les rêves dansants « de Pina Bausch, ce documentaire où nous est livré tout son travail avec des adolescents jusqu’au montage de la pièce » Kontakthof ». J’ai trouvé ça Éblouissant ! Donc, je poursuis ma lecture de tout ton travail d’abord avec les adolescents ensuite dans l’insertion puis à travers tes stages et si je dois faire un bilan de ma semaine, c’est que j’ai juste touché du bout des doigts ce qui m’a toujours interpellé. Là dessus je te quitte en cette belle soirée, je vais rejoindre la communauté autour de l’apéro. Bises, Sophie Suite 1 bilan Hello Dominique, Je te cueille au beau milieu d’un week-end où le lézard que tu es a du pouvoir se gonfler de soleil, d’énergie…. Pour ma part, je viens de courir un marathon en Extra et je me suis réfugié dans ma chambre au frais, au calme, juste moi et les bruit de la campagne… C’est délicieux ! Alors pour être plus pragmatique, j’ai constaté que j’adoptais cette position de petite fille relativement souvent, bien plus que je ne pensais ! Et des souvenirs d’exemples viennent affleurer à mon esprit régulièrement sans que ce soit un travail volontaire que je fasse. J’ai aussi identifié le moment exact de ma prise de position de Victime par rapport au père de mes enfants. Une situation déjà évoquée en moi-même auparavant sans en avoir compris malgré tout tout l’impact sur ma vie…. Je n’arrive pas pour le moment à mettre en place les 3 secondes. Pas du tout un réflexe …ça ne m’a pas encore effleuré l’esprit dans une discussion de le mettre en pratique… Je pense qu’il y a une approche de la Présence, d’être en « état de présence » qui m’échappe pour l’instant… La méditation dont tu me parles doit être un bon support pour s’ancrer dans le présent. J’ai déjà fait un parcours de 10 semaines, de respirations de pleine conscience, à remettre au gout du jour ! Je pense qu’au même titre que le Masque Neutre, c’est un nouveau vocabulaire d’expression à adopter. Y a pas de Magie, il y a apprentissage. Le Masque Neutre : je le ressens comme un travail non abouti… C’est de la colère que je ressens… Contre toi Contre moi… Je ne sais pas ce qu’il y a de planqué… Là, tu vois je suis en larmes… Rien que de me remettre derrière pour t’expliquer mon ressenti… Ce ne sont pas des larmes pour dire, je n’y arrive pas et où je m’apitoie sur mon sort et où je pleure… Non, juste le corps qui réagit en crise de sanglots à une émotion ! Mais je ne pleure pas, ça passe en 15 secondes, sauf si je retourne dans ce ressenti ! Je ne sais pas si tu me suis mais je fais une grande différence entre ces 2 épisodes qui donnent des larmes !! Un épisode où je m’identifie à une peine et où je pleure sur moi même !! Un épisode où le corps s’exprime en sanglots nerveux par ce qu’il vient d’explorer sans qu’il y ait de mots dits …. Génial !! Très important pour moi d’avoir identifié ces 2 processus…. (Sourire) Quelque soient les outils utilisés dans la semaine, quand je relis ou réentends ce que tu dis à propos de tes groupes qui revenaient une deuxième fois, ça me parait une évidence… Quelques barrières tombent ou des prises de conscience se font dans un premier temps. L’inconscient chemine, digère et il est temps de lever d’autres obstacles à travers un autre stage. Et parfois, il en faut peut être même un troisième pour retrouver une pleine confiance en ses capacités, ses ressources intérieurs. Voilà la fin de ma prose ! Je vais prendre un bouquin et me poser dans la douceur de ce début de soirée. …. Je reviens vers toi pour une suite Bonne soirée, Bises Sophie